Démontage & montage
Dans le cadre du démontage & montage de nos expositions, nos espaces sont momentanément fermés au publics.
NOUS CONTACTER
PROJECTION // CENTRE YENNENGA
Dans le cadre de l’exposition A tale of Modernism et en collaboration avec le Centre Yennenga, OH gallery est heureuse de projeter le jeudi 12 février deux courts métrages : Et la neige n’était plus de Aboubacar Samb Makharam et Lamb de Paulin Soumanou Vieyra.
À PROPOS DE Et la neige n’était plus de Aboubacar Samb Makharam
Un jeune boursier sénégalais revient de France. Qu'a-t-il appris ? qu'a-t-il oublié ? quelle voie va-t-il choisir au contact des nouvelles réalités africaines ? Les problèmes qui se posent à la jeunesse africaine exposés avec franchise, courage et humour.
Année : 1965
Durée : 22 min
À PROPOS DE lamb de Paulin Soumanou Vieyra
La lutte traditionnelle qui se dénomme "Lamb" en wolof et qui rappelle la lutte gréco-romaine, est un sport national très prisé au Sénégal. Elle a des règles particulières et très strictes. Les lutteurs s'entrainent sur la plage. Ils préparent leurs futurs combats. Les combats ont lieu et se présentent autant comme une fête folklorique que comme un sport, suivant en cela la tradition africaine.
Durée : 18 min
Année : 1963
🗓️Jeudi 12 février 2026
⏰à 19h
📍OH GALLERY
Prix libre, places limitées.
PROJECTION // CENTRE YENNENGA
Dans le cadre de l’exposition A tale of Modernism et en collaboration avec le Centre Yennenga, OH gallery est heureuse de projeter le jeudi 22 janvier prochain trois courts métrages : Contras’ City de Djibril Diop Mambéty, Borom Sarret d’Ousmane Sembène, Chaudronnerie d’art ou Teug de Samba Félix Ndiaye (17 min)
Nos chaleureux remerciements à Teemour Diop Mambéty et Alain Sembène pour leurs autorisations respectives ainsi que la Cinémathèque Afrique
À propos de Contras’ City de Djibril Diop Mambety
Au gré d’un parcours chaotique, le cinéaste sénégalais explore la ville de Dakar, ses quartiers résidentiels et ses quartiers populaires, son petit peuple et ses élites. D’un ton ironique et désinvolte, qui prend ses distances avec l’exotisme et le regard européen sur l’Afrique, il nous propose un regard poétique, onirique et facétieux sur sa ville, où tel quartier, tel édifice devient vecteur de rêve et d’enchantement, et où se côtoient diverses religions et influences.
Année 1969
Durée : 21 minutes
À propos de Borrom Sarret d’Ousmane Sembene
Borom Sarret, du réalisateur sénégalais Ousmane Sembène, raconte l'histoire d'un pauvre homme qui essaie de gagner sa vie comme charretier à Dakar. Bien qu'il s'attende à être payé pour ses services, il ne le dit jamais clairement, de sorte que lorsqu'on ne le paie pas, il se sent souvent déçu et abusé.
Année : 1963
Durée : 20 minutes
À propos de Chaudronnerie d’art ou Teug de Samba Feliw Ndiaye
En Afrique, les petits métiers survivent comme une résistance face à l'invasion de biens de consommation. Dans les cinq films qui composent cette série, Trésors des poubelles, on suit les étapes de la fabrication d'objets artisanaux avec du matériel de récupération et l’on est à chaque fois émerveillé de l'habileté et de l'intelligence de ces artisans. Le réalisateur a construit chaque film comme une petite énigme, qui ne dévoile l'objet fini qu'à la fin, sans dialogue, ni commentaire, avec juste le son direct.
L'aluminium est le matériau de base pour les fondeurs de Rebeuss et Colobane. Ils récupèrent le matériau dans de vieux moteurs à la casse et chez des ferrailleurs. Ils fabriquent des marmites et des cuillères, mais de temps en temps ils font des pièces détachées introuvables sur le marché pour des voitures ou des moteurs d'appareils ménagers en panne. Pour le moulage, ils utilisent l'argile et des outils rudimentaires, mais, grâce à leur dextérité, ils obtiennent des objets soignés.
Année : 1989
Durée : 13 minutes
Rencontre avec La Bibliothèque Nomad
OH GALLERY est heureuse d’accueillir une nouvelle rencontre avec la Bibliothèque Nomad qui se tiendra samedi 17 janvier de 15h à 18h à la galerie autour de la project room Bacary Diémé, Mondes textiles en présence de l’artiste Bacary Diémé.
À l’ère de la mondialisation, nous portons en nous des influences artistiques et culturelles multiples. Nous en ignorons souvent l’histoire et le sens. Ces influences perdurent dans le temps, façonnent notre façon d’être, d’interagir et de consommer. Nous les réinventons sans forcément en connaître l’origine ; elles finissent néanmoins par nous appartenir.
Face à la project room de Bacary Diémé, nous ne pouvons qu’être fascinés par la familiarité que ses œuvres éveillent en nous, jusqu’à réaliser que les motifs de Diémé, des designs symétriques et géométriques évoquant la statuaire, se retrouvent largement répliqués dans les textiles, les tapisseries et les vêtements. Nous prenons alors conscience que nous portons son art : il est devenu mode et fait partie intégrante de notre culture.
Se pose alors la première question de l’histoire d’une œuvre d’art : celle de sa création, de sa vie en dehors de son auteur et de son cheminement jusqu’à nous. En réponse, s’ouvre une autre réflexion : Quand l’art devient mode, comment envisager un autre possible ? Comment pouvons-nous retisser le fil avec son histoire, ses valeurs et sa symbolique ?
Quelques livres de références :
• Un autre possible est possible – Arturo Escobar
• La mort de l’auteur – Roland Barthes
• Slaves to Fashion – Monica L. Miller
• Bleu-blanc-rouge – Alain Mabanckou
• Black Bazar – Alain Mabancko
• Kétala - Fatou Diome
-
Rencontre samedi 17 janvier 2026
de 15h à 18h
📍OH GALLERY
Informations
Rencontre avec La Bibliothèque Nomad
Par Hugues-Alexandre Castanou
La Bibliothèque Nomad, m’a fait l’immense honneur de m’inviter pour discuter avec vous de Frantz Fanon dans cette année symbolique qui marque les 100 ans qu’il aurait eu en Juillet dernier. Heureuse coïncidence ou planification de génie, Fanon est mort exactement il y a 64 ans, le 6 Décembre 1961. Honneur immense, car Dan et Mariam ici présents connaissent l’affection que j’ai pour ce personnage et du rôle immense qu’il a eu dans ma formation intellectuelle. En relisant, dans le cadre de la préparation de cette rencontre, j’étais surpris de voir à quel point j’étais un “fanonien”. Nous sommes ici présents à “OH GALLERY”, au moment où nous est présentée, l'exposition “A Tale of Modernism” consacré au modernisme en architecture (un courant que je n’affectionne pas spécialement d’ailleurs). Nous avons donc pensé opportun de sauter de modernisme à modernité et donc de tenter d’appréhender cette dernière avec l’aide de Fanon. A ce titre, nous avons intitulé cette rencontre “Lire Fanon, panser la modernité : Un regard croisé sur l’Afrique et le monde”.
L’époque que nous vivons, ce début de XXI ème siècle aux airs des années trente du siècle précédent, marqué par des évènements comme le génocide en Palestine et au Soudan, les massacres à l’Est du Congo, le “reour” des autoritarismes et des coups d’Etat militaires et enfin, la plus grande menace à mes yeux, celle du fascisme et de la néo-réaction… Cette époque tumultueuse nous impose de penser l’action pour être fidèle à Fanon, penser la praxis. Fanon, comme Cabral, fait parti de cette génération de militants pour l’indépendance qui en tant que révolutionnaires nous ont légué une pensée nécessaire et pertinente pour interroger notre époque mais surtout pour agir contre les formes de barbaries qui font leur retour où se manifeste avec plus d’éclats là où elles n’avaient jamais disparus.
Fanon est né le 20 Juillet 1925 à Fort-de-France en Martinique. Toute sa vie est marquée par l’action et la pensée. Grec et romain pour parler comme Arendt, Fanon reçoit son instruction au lycée Victor Schoelcher où Aimée Césaire enseigne à l’époque. A 18 ans, il s’engage dans l’armée française de libération pour combattre le nazisme. Cette expérience va profondément le marquer car il découvre le racisme, la discrimination. Après la guerre, Fanon suit des études de médecine en France métropolitaine et, en même temps, des cours de philosophie et de psychologie à l’université de Lyon. Il aura d’ailleurs pour professeur l’illustre Maurice Merleau-Ponty. Après avoir soutenu sa thèse en psychiatrie à Lyon en 1951, il part à l’hôpital de Saint-Alban, où il travaille pendant 15 mois. Il y fait la rencontre du psychiatre François Tosquelles qui va être déterminant dans sa réflexion sur l’aliénation. En effet un des grands tour de force de Fanon, va être l’examen des aspects psychologiques de la colonisation sur les dominés, les colonisés. Il trouve comme justification aux troubles mentaux, physiques et sexuels, la violence coloniale dont il va devenir un des grands penseurs. Nous reviendrons plus tard sur ces réflexions sur la violence. La période décisive de sa vie va être lorsqu’il devient en 1953, médecin-chef d’une division de l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville en Algérie. Là bas, il introduit des méthodes modernes de “sociothérapie” ou “psychothérapie institutionnelle” qu’il adapte à la culture des patients musulmans algériens. D’ailleurs je me demande à quel point Gilles Deleuze et Félix Guattari qui écriront bien plus tard “l’Anti-Oedipe” (1972) auront été impactés par cette approche d’autant plus que le livre tente de décoloniser la psychiatrie. Bref, à Blida, il découvre le racisme scientifique. Cette hiérarchisation des races dont l’abominable Comte Arthur de Gobineau est l’auteur et qui va traverser l’Ecole algérienne de psychiatrie d’Antoine Porot. On peut lire, dans les annales médico-psychologique :
“Hâbleur, menteur, voleur et fainéant, le nord-africain musulman se définit comme un débile hystérique, sujet, de surcroit, à des impulsions d’homicides imprévisibles [...]” ou encore “L’indigène nord-africain, dont le cortex cérébral est peu évolué, est en être primitif dont la vie essentiellement végétative et instinctive est surtout réglée par le diencéphale.”
Voilà, un aperçu des thèses racistes que Fanon devait combattre. L’objet principal de sa pratique psychiatrique et de sa réflexion vont être de montrer que la colonisation à un impact sur la psyché et que les clichés racistes ne sont pas au final des dispositions naturelles du colonisé mais la manifestation de l’aliénation du colonisé. A ce titre on retrouve dans son ouvrage les damnés de la terre des notes de ses consultations dans le chapitre 5 intitulé “Guerre coloniale et troubles mentaux”.
En 1954, il s’engage avec l’ALN et le FLN dans la guerre d’indépendance algérienne contre la France. Il démissionne de l’hôpital de Blida-Joinville en 1956, et est expulsé d’Algérie l’année suivante. Il rejoint le FLN en exil à Tunis après avoir renoncé à sa nationalité française. Il écrit dans le journal “El Moudjahid” dans une partie des textes sont accessibles dans ses “Écrits politiques : Pour la Révolution africaine”. En 1959, il publie, chez François Maspero (aujourd’hui La Découverte), l'An V de la Révolution algérienne. Quelques jours avant sa mort, paraît Les damnés de la terre, en 1961, dont Sartre qui l'a tant inspiré écrira la préface jusqu’à ce jour polémique. Il meurt le 6 Décembre à l’hôpital militaire de Bethesda en banlieue de Washington, aux Etats-Unis. Voilà un apercu de sa vie difficile à résumer. Je recommande pour ceux qui veulent approfondir sur la vie de Fanon, l’excellent documentaire audio de France Culture, la Grande Traversée de Frantz Fanon, disponible en podcast.
Nous allons donc orienter notre discussion autour de trois (3) axes majeurs :
De la modernité coloniale à la Postcolonie : Fanon en prophète?
L’absence d’idéologie est-elle un manque d’humanisme panafricain? L’appel à un Humanisme africain.
Se réconcilier avec la modernité, rétablir la dimension de l’Homme.
De la modernité coloniale à la Postcolonie
“La culpabilité du colonisé n’est pas une culpabilité assumée, c’est plutôt une sorte de malédiction, d’épée de Damoclès. Or, au plus profond de lui-même le colonisé ne reconnaît aucune instance. Il est dominé, mais non domestiqué. Il est infériorisé, mais non convaincu de son infériorité. Il attend patiemment que le colon relâche sa vigilance pour lui sauter dessus. Dans ses muscles, le colonisé est toujours en attente. On ne peut dire qu’il soit inquiet, qu’il soit terrorisé. En fait, il est toujours prêt à abandonner son rôle de gibier pour prendre celui de chasseur. Le colonisé est un persécuté qui rêve en permanence de devenir persécuteur.” (Les damnées de la terre, p 54)
“Les rapports colon-colonisé sont des rapports de masse. Au nombre, le colon oppose sa force. Le colon est exhibitionniste. Son souci de sécurité l’amène à rappeler à haute voix au colonisé que “Le maître, ici, c’est moi”. Le colon entretient chez le colonisé une colère qu’il stoppe à la sortie. [...] La tension musculaire du colonisé se libère périodiquement dans des explosions sanguinaires : luttes tribales, luttes de çofs, luttes entre individus.” (Les damnées de la terre, p 55)
“Le régime colonial tire sa légitimité de la force et à aucun moment n’essaie de ruser avec cette nature des choses.” (Les damnées de la terre, p 81)
“La violence hisse le peuple à la hauteur du leader. [...] Quand elles ont participé, dans la violence, à la libération nationale, les masses ne permettent à personne de se présenter en libérateur. Elles se montrent jalouses du résultat de leur action et se gardent de remettre à un dieu vivant leur avenir, leur destin, le sort de la patrie.” (Les damnées de la terre, p 91)
Quelques livres de références :
Afrotopia – Felwine Sarr
Frantz Fanon – Les damnés de la terre
Frantz Fanon - Écrits politiques
Achille Mbembé - De la Postcolonie
Sony Labou Tansi - La Vie et Demie
Sony Labou Tansi - L’Etat Honteux
Démontage & montage
Dans le cadre du démontage & montage de nos expositions, nos espaces sont momentanément fermés au publics.
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Projection // CENTRE YENNENGA
En collaboration avec le Centre Yennenga, la galerie est heureuse de projeter les courts métrage Retour d’un aventurier de Moustapha Alassane et Sega d’Idil Ibrahim dans le cadre de l’exposition collective en cours لا عنوان, le correspondant ne répond plus à cette adresse.
• A propos de Retour d’un aventurier •
Jimmy, de retour d’un voyage aux États-Unis, revient dans son village au Niger. Il rapporte en cadeau à ses amis des panoplies complètes de cow-boys du Far West. Dorénavant, ainsi habillés de mythologie américaine, ils ne s’appellent plus Kali, Ibrahim ou Boubakar, mais Black Cooper, James Kelly, Casse-Tout ou encore Reine Christine. Et, à l’instar de ce qu’ils imaginent être une vraie bande de cow-boys, ils vont mettre à sac la région, provoquant la colère des villageois.
Réalisateur : Moustapha Alassane
Année : 1966
Durée : 34 min
• À propos de Sega •
Après avoir tenté à maintes reprises de gagner le continent européen, Sega doit rentrer à Dakar affronter sa famille et ses amis, et digérer sa grande déception.
Réalisatrice : Idil Ibrahim
Année : 2018
Durée : 24 minutes
🗓️Jeudi 06 novembre 2025
⏰à 19h
📍OH GALLERY
Prix libre, places limitées.
PROJECTION AVEC LE CENTRE YENNENGA
En collaboration avec le Centre Yennenga, la galerie est heureuse de projeter « L’histoire de Souleymane » de Boris Lojkine dans le cadre de l’exposition collective en cours لا عنوان, le correspondant ne répond plus à cette adresse.
• À PROPOS DU FILM •
Le film décrit 48 heures de la vie de Souleymane, un jeune Guinéen travaillant comme livreur à vélo en sous-louant le compte d'un vrai livreur, et qui se prépare à être auditionné par l'OFPRA dans le cadre de sa demande d’asile à Paris. Celui-ci vit fortement contraint par trois exigences : gagner de quoi manger, s’assurer un toit pour dormir et préparer son entretien de demande d’asile.
Finalement, il achète un récit factice selon lequel il serait un opposant politique membre de l'UUFDG, mais devant l'officière de l'OFPRA, il en vient à révéler sa véritable histoire et sa migration pour des raisons économiques, pour lui permettre d'améliorer la situation de sa mère malade.
Réalisé par Boris Lojkine
Écrit par Delphine Agut et Boris Lojkine
Année : 2024
Durée : 1h33
Genre : Fiction/Drame
• À PROPOS DU RÉALISATEUR •
Normalien, agrégé de philosophie, auteur d’une thèse sur Crise et Histoire, Boris Lojkine décide, à l’issue de sa thèse, de quitter l’université. Il referme les livres et part au Vietnam où il avait vécu précédemment et dont il a appris la langue, pour y vivre l’aventure. Il y réalise deux films documentaires, Ceux qui restent(2001) et Les Âmes errantes (2005), deux films qui racontent, côté vietnamien, le deuil impossible des hommes et des femmes dont la vie a été traversée par la guerre.
Avec Hope (2014), sa première fiction, il change de continent pour se plonger dans l’Afrique des migrants. Le film est présenté à la Semaine de la critique à Cannes et reçoit des dizaines de prix dans les festivals internationaux (notamment 2 Valois au festival d’Angoulême). En 2019, Camille reçoit le prix du public sur la Piazza Grande au festival de Locarno, ainsi que le Valois et le Lumière de la meilleure actrice pour Nina Meurisse.
Présenté au festival de Cannes 2024 dans la section Un Certain Regard, L’Histoire de Souleymane remporte le prix du jury et le prix d’interprétation masculine pour Abou Sangare.
Source : Pyramide Films.
1-54 ART FAIR LONDON
La galerie est heureuse d’annoncer sa première participation à la foire 1-54 London.
1-54 London est la plus importante foire internationale dédiée à l’art contemporain d’Afrique et de sa diaspora. Organisée chaque année à la Somerset House, elle réunit une sélection de galeries et d’artistes, notamment du continent africain, créant un espace unique de dialogue, de découverte et de marché. Entre expositions, conférences et rencontres, 1-54 est devenue une plateforme incontournable pour comprendre la diversité, la richesse et l’actualité des scènes artistiques africaines.
INFORMATIONS :
Booth S3
16–20 octobre 2025
Somerset House
Rencontre avec La Bibliothèque Nomad
OH GALLERY est heureuse d’accueillir une nouvelle rencontre avec la Bibliothèque Nomad qui se tiendra samedi 11 octobre de 15h à 18h à la galerie autour de l’exposition لا عنوان, le correspond ne répond plus à cette adresse..
PROJECTION // CENTRE YENNENGA
En collaboration avec le Centre Yennenga, la galerie est heureuse de projeter « 1958 » de Ghassan Salhab dans le cadre de l’exposition collective en cours لا عنوان, le correspondant ne répond plus à cette adresse.
• À propos du film •
1958 date deux événements : la naissance du réalisateur, au Sénégal ; le début, au Liban, pays d’origine de ses parents, d’un grave conflit interne d’où résultera la longue suite des guerres civiles. Histoire privée, histoires nationales, entrecroisées donc, et qui mélangent autant les motifs de l’exil, de la colonisation, de la politique libanaise que celui de la diversité linguistique. Une figure néanmoins se détache peu à peu comme le centre de ce tourbillon : la mère de Ghassan Salhab. C’est autour d’elle, de son visage, de ses évocations, que se nouent des images d’actualité de l’époque au Liban et en Afrique, des images d’aujourd’hui autant que des méditations portées par la voix du réalisateur. C’est elle aussi qui permet que chaque information soit ici livrée incarnée, sensible, chargée d’une présence physique inhabituelle et entêtante. Jean-Pierre Rehm
Année de production : 2009
Durée : 66 min
• À propos de Ghassan Salhab •
Né à Dakar, Sénégal, en 1958. En dehors de ses propres réalisations, collabore à l’écriture de scénarios, et enseigne dans différentes universités au Liban. Il a réalisé neuf longs métrages : Beyrouth fantôme, Terra Incognita, Le dernier homme, 1958, La Montagne, La Vallée, Une rose ouverte/Warda, La rivière et Contretemps… ainsi que plusieurs « essais », dont Le voyage immobile, coréalisé avec Mohamed Soueid, L’encre de Chine, (Posthume), Son Image, et dernièrement No Title… Le Festival International de La Rochelle, les JCC Carthage et la Cinémathèque du Québec, le cinéma Saint-André des Arts à Paris et le Cinéma du Réel lui ont consacré une rétrospective. Auteur par ailleurs de différents textes publiés dans des revues spécialisées, et de deux ouvrages : « fragments du Livre du naufrage » et « à contre-jour (depuis Beyrouth) ».
nformations :
🗓️Jeudi 25 septembre 2025
⏰à 19h
📍OH GALLERY
Prix libre, places limitées.
Démontage & montage
Dans le cadre du démontage & montage de nos expositions, nos espaces sont momentanément fermés au publics.
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Atelier avec Le Sel Dakar
La galerie a le plaisir d’accueillir un nouvel atelier avec Le Sel Dakar à la galerie.
Projection avec le Centre Yennenga
En collaboration avec le Centre Yennenga, la galerie est heureuse de projeter « Tey » d’Alain Gomis dans le cadre de l’exposition monographique Gueule Tapée - Daradja de Gopal Dagnogo.
Le Centre Yennenga, situé à Grand-Dakar, est le premier pôle culturel dédié au cinéma au Sénégal. Fondé en 2018 par le réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis, lauréat de l’Étalon d’or au FESPACO et du Grand Prix du Jury à la Berlinale, ce centre vise à revitaliser l’industrie cinématographique sénégalaise en se concentrant sur la formation, la création et la diffusion.
• À propos du film •
De retour au Sénégal après des années passées aux États-Unis, Satché sait qu’il ne lui reste qu’une journée à vivre. Entouré des siens, il traverse une ultime journée suspendue, revisitant les lieux et les êtres marquants de sa vie : la maison familiale, les amis, les amours, les souvenirs. Ce voyage intérieur, à la fois poétique et silencieux, le conduit à accepter la mort comme un passage. Interprété par le poète Saul Williams, ‘Tey’ explore le temps, la mémoire et l’intensité de l’instant présent.
Année de production : 2011
Genre : Fiction
Durée : 86 min
• À propos du réalisateur •
© Gerhard Kassner / Berlinale
Alain Gomis est un réalisateur franco-sénégalais né en 1972 à Paris. Après des études de cinéma à la Sorbonne, il se fait connaître avec L’Afrance (2001), un premier long métrage primé qui explore les identités post-coloniales. Il enchaîne avec Andalucia (2007), puis Aujourd’hui (2012), portrait d’un homme vivant sa dernière journée à Dakar, récompensé par l’Étalon d’or du FESPACO.
En 2017, Félicité, tourné à Kinshasa, lui vaut un Grand Prix du Jury à la Berlinale et confirme sa place sur la scène internationale. Son œuvre, contemplative et sensible, s’ancre dans les marges et les silences. Il est aussi engagé dans la transmission à travers le Centre Yennenga, qu’il a fondé à Dakar pour soutenir les jeunes cinéastes africains.
Visite de la Médina avec Yataal'Art
Dans le cadre de l’exposition Gueule Tapée - Daradja consacrée à Gopal Dagnogo, la galerie est heureuse de présenter en collaboration avec Yataal Ar deux visites du musée à ciel ouvert aux côtés de Mamadou Boye Diallo.
L’association Yataal Art, qui signifie « Elargir l’Art » en Wolof, a été fondée en 2010 par Mamadou Boye Diallo. Elle rassemble des acteurs artistiques et culturels et s’attache à renforcer l’accessibilité de l’art pour tous, notamment dans le quartier historique de Médina, où elle a mis en place le Musée à Ciel ouvert.
Depuis plus de 10 ans, plus d’une centaine de street-artistes sont venus à la Médina pour peindre de grandes fresques murales sur les façades détériorées des maisons traditionnelles et coloniales : les habitants profitent de ruelles embellies et les visiteurs découvrent le quartier, portés par un nouveau regard. Dans ces mêmes maisons sont organisées des expositions d’art contemporain. Ouvrant leurs portes à tous, ces espaces de vie quotidienne ancrent les œuvres dans l’instantanéité, bousculant là encore les codes et les perceptions. Yataal Art développe également une dimension sur l’art brut avec l’artiste Pape Diop…
Informations :
Heure : 15h30
Lieu de rendez-vous : parking de Soumbedioune
Tarif : 10.000 FCFA
Contact : info@ohgallery.net
Atelier avec Le Sel Dakar
La galerie a le plaisir d’accueillir un nouvel atelier avec Le Sel Dakar à la galerie.
Visite de la Médina avec Yataal'Art
Dans le cadre de l’exposition Gueule Tapée - Daradja consacrée à Gopal Dagnogo, la galerie est heureuse de présenter en collaboration avec Yataal Ar deux visites du musée à ciel ouvert aux côtés de Mamadou Boye Diallo.
L’association Yataal Art, qui signifie « Elargir l’Art » en Wolof, a été fondée en 2010 par Mamadou Boye Diallo. Elle rassemble des acteurs artistiques et culturels et s’attache à renforcer l’accessibilité de l’art pour tous, notamment dans le quartier historique de Médina, où elle a mis en place le Musée à Ciel ouvert.
Depuis plus de 10 ans, plus d’une centaine de street-artistes sont venus à la Médina pour peindre de grandes fresques murales sur les façades détériorées des maisons traditionnelles et coloniales : les habitants profitent de ruelles embellies et les visiteurs découvrent le quartier, portés par un nouveau regard. Dans ces mêmes maisons sont organisées des expositions d’art contemporain. Ouvrant leurs portes à tous, ces espaces de vie quotidienne ancrent les œuvres dans l’instantanéité, bousculant là encore les codes et les perceptions. Yataal Art développe également une dimension sur l’art brut avec l’artiste Pape Diop…
Informations :
Heure : 15h30
Lieu de rendez-vous : parking de Soumbedioune
Tarif : 10.000 FCFA
Contact : info@ohgallery.net
Projection avec le Centre Yennenga
Dans le cadre de sa collaboration avec le Centre Yennenga, la galerie est heureuse de projeter le film de Djibril Diop Mambety La petite vendeuse de Soleil, présenté à l’occasion de l’exposition monographique Gueule Tapée - Daradja de Gopal Dagnogo. La séance aura lieu jeudi 19 mai 2025 à 19h à la galerie.
Le Centre Yennenga, situé à Grand-Dakar, est le premier pôle culturel dédié au cinéma au Sénégal. Fondé en 2018 par le réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis, lauréat de l’Étalon d’or au FESPACO et du Grand Prix du Jury à la Berlinale, ce centre vise à revitaliser l’industrie cinématographique sénégalaise en se concentrant sur la formation, la création et la diffusion.
• À propos du film •
Sili, une fillette d’une dizaine d’années, vit sur les trottoirs et se déplace à l’aide de béquilles. Mendiante, elle tend la main là où les garçons proposent des journaux. Mais ce matin, elle a été violemment bousculée par ces garçons et en a été humiliée. Sa décision est prise. Dès demain, elle vendra des journaux. Ce qui est valable pour l’homme l’est également pour la femme. Ce petit monde des vendeurs est sans pitié. Elle y rencontrera la douleur, le rêve et enfin l’amitié (…)
Année de production : 1998
Genre : Récit initiatique
Durée : 45 min
• À propos du réalisateur •
Capture d'écran d'un entretien que Djibril Diop Mambety avait donné, en 1997, aux responsables du Festival Gindou (département du Lot, région Occitanie) - Festival Gindou
Djibril Diop Mambéty est né en 1945 à Dakar. Après des études de théâtre, il commence sa carrière comme acteur, au théâtre et dans plusieurs films sénégalais et italiens. Il débute dans la réalisation par des courts métrages, « Contras’ City » (1969), « Badou Boy » (1970). Son premier long métrage sera « Touki-Bouki » (Le Voyage de la hyène, 1972) sélectionné pour la Quinzaine des Réalisateurs. Son second long métrage, « Hyènes » (1992) est en sélection officielle lors du festival de Cannes. En 1995, il entreprend une trilogie qu’il appelle « Histoires de petites gens ». Il entame avec « Le Franc » (1995) et poursuit avec « La petite vendeuse de Soleil » (1998) avant sa disparition prématurément à Paris en 1998 pendant le montage, presque terminé, de « La petite vendeuse de Soleil ».
Rencontre avec La Bibliothèque
OH GALLERY est heureuse d’accueillir une nouvelle rencontre avec la Bibliothèque Nomad qui se tiendra samedi 17 mai de 15h à 18h à la galerie autour du thème Daradja : Quand la ville fait écho à nos âmes.
L’exposition Gueule Tapée – Daradja de l’artiste franco ivoirien Gopal Dagnogo transforme la ville de Dakar — et plus particulièrement la Médina — en une matière vivante, sensible, spirituelle et poétique. Par une peinture intuitive et gestuelle, il fait ressurgir les tensions intimes et politiques de la vie urbaine. La porte, “buntu” en wolof, est convoquée comme un symbole d’ouverture et de passage. Les lettres arabes, stylisées en formes abstraites, deviennent un langage visuel à part entière. Ainsi, la ville devient une métaphore de l’âme : bruyante, chaotique, marquée par la mémoire, mais aussi traversée d’espoir et d’élévation. Cette rencontre littéraire propose de prolonger ce geste pictural par une invitation à lire, dire et penser nos villes ensembles.
À l’instar de Dakar et de la Médina, nos villes et nos quartiers traversent la littérature africaine. Ils y prennent tour à tour les rôles de personnage, de décor, de blessure ou de refuge ; ils deviennent le cadre de récits d’exil, de rêves, de désillusions et de réinvention. Le livre sera pour nous un prétexte pour interroger notre rapport à la ville : comment l’espace urbain façonne nos corps, habite nos âmes et inscrit nos mémoires.
Quelques livres de références :
Karim – Ousmane Socé
Xala - Ousmane Sembène
Ramata – Abasse Ndione
La vie en spirale - Abasse Ndione
L’empire du mensonge – Aminata Sow Fall
La grève des bàttu ou les déchets humains – Aminata Sow Fall
Dakar, métamorphoses d’une capitale - Carole Diop et Xavier
Chanson : Medina · Youssou N’Dour · Super Etoile de Dakar
Doomi golo - Boubacar Boris Diop
Le bouddhisme est né à Colobane - Felwine Sarr
Informations
Conversation Gopal Dagnogo
Dans l’ouverture de l’exposition Gueule Tapée - Daradja de Gopal Dagnogo, la galerie est heureuse d’accueillir une conversation entre l’artiste et Océane Harati.
Informations :
Samedi 03 mai
16h
OH GALLERY, Dakar
Démontage & montage
Dans le cadre du démontage & montage de nos expositions, nos espaces sont momentanément fermés au publics.
NOUS CONTACTER
Atelier avec Le Sel Dakar
La galerie a le plaisir d’accueillir un nouvel atelier avec Le Sel Dakar à la galerie.
Projection avec le Centre Yennenga
Dans le cadre de sa collaboration avec le Centre Yennenga, la galerie est heureuse de projeter le film de Cyrielle Raingou Le spectre de Boko Haram, présenté à l’occasion de l’exposition monographique Cris de mer et du désert de Hako Hankson. La séance aura lieu jeudi 17 avril 2025 à 19h à la galerie.
Le Centre Yennenga, situé à Grand-Dakar, est le premier pôle culturel dédié au cinéma au Sénégal. Fondé en 2018 par le réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis, lauréat de l’Étalon d’or au FESPACO et du Grand Prix du Jury à la Berlinale, ce centre vise à revitaliser l’industrie cinématographique sénégalaise en se concentrant sur la formation, la création et la diffusion.
• À propos du film •
Les frappes du groupe terroriste Boko Haram dans le village de Kolofata, à l’Extrême-Nord du Cameroun durent depuis 2013. Même si actuellement leurs exactions se raréfient, la menace reste réelle ; omniprésente. Dans cet univers post apocalyptique, un groupe d’enfants en classe de Cours Préparatoire s’adaptent et se réinventent en jonglant entre études occidentale, coranique, et d’immenses tâches ménagères et champêtres qui leur incombent. Constamment sujets à un relâchement quand tout devient très sérieux, ils trouvent toujours du temps entre deux corvées pour se divertir. Cette tragédie a pour principaux personnages Falta, Ladji, Ibrahim, Mohammed, Ismaela et Maloum. Ils ont tous entre 4 ans et 11 ans, très dynamiques, toujours en perpétuel mouvement, tout en se forgeant leur place dans une société où les figures parentales sont en train de disparaître. Falta et Ladj sont frère et soeur. Leur père et leur oncle ont été tués par une déflagration déclenchée par un kamikaze sous leurs yeux effrayés d’enfants. Aujourd’hui, ils aident leur mère dans divers travaux champêtres et domestiques tout en se focalisant sur leurs études. Ladji très timide, parle peu et suit constamment sa grande sœur dans tout ce qu’elle fait. Falta en véritable meneuse, dirige d’une main de fer les garçons.
Année : 2023
Genre : Documentaire
Durée : 75 minutes
• À propos de la réalisatrice •
Courtesy IFFR Rotterdam
Cyrielle Raingou est une cinéaste camerounaise qui questionne le développement d’une certaine identité culturelle africaine. Elle utilise les légendes et la métaphore pour raconter les histoires humaines dans leur complexité. Après plusieurs courts métrages tels que Challenge (2017), The Lamb (2017), Requiem Prologue (2019), elle réalise son premier long métrage documentaire, Le Spectre de Boko Haram (2023). Ce film, sélectionné et primé par le festival du film de Rotterdam et le festival des 3 Continents à Nantes, présente avec finesse et sans sensationnalisme le quotidien d’enfants camerounais vivant dans un village situé à la frontière avec le Nigéria, sous la menace de Boko Haram.
PANEL
OH Gallery a le plaisir d’accueillir un panel de conversation autour de l’exposition Cris de mer et du désert de l’artiste camerounais Hako Hankson. Ce panel propose de croiser les perspectives de l’art et de la recherche sur les thématiques de la migration en Afrique de l’Ouest et plus particulièrement au Cameroun, un pays au cœur des enjeux migratoires sur le continent.
À travers ses œuvres, Hankson explore une vision panafricaniste et un dialogue interethnique inspirée par la diversité culturelle du Cameroun, terre d’accueil pour de nombreuses nationalités. Ce mélange nourrit son imaginaire artistique et ses réflexions sur les corps en mouvement, les injustices sociales et les épreuves de la migration, qui s’illustre notamment dans ses expositions Sur le chemin des réfugiés (2022) et Mémoire d’horloge (2023). Le Cameroun, marqué par des conflits depuis son indépendance en 1960, joue un rôle central dans l’accueil des réfugiés en Afrique centrale. Cette situation met en lumière les enjeux de la mobilité intra-africaine, des apatrides, des maltraitances aux frontières et des dangers liés aux déplacements.
Intervenants :
• Aboubacar Sadikh Ba, sociologue spécialiste des dynamiques migratoires
• Julie Kleinman, socio-anthropologue, écrivaine et activiste
• Love N Live, collectif musical engagé, Cameroun
Modération : Alyssa K. Barry, architecte urbaniste, spécialiste du patrimoine culturel africain
Le panel se terminera par une interlude musicale du groupe camerounais Love n Live.
Vidéo disponible prochainement.
Atelier avec Le Sel Dakar
La galerie a le plaisir d’accueillir un nouvel atelier avec Le Sel Dakar à la galerie.
Projection avec le Centre Yennenga
Dans le cadre de sa collaboration avec le Centre Yennenga, la galerie est heureuse de projeter trois courts métrages : Sirènes de Emmanuel Tussore, Les fantômes de Sa’a de Cynthia Etaba Ayissi et 1961 de Stella Tchuisse, présentés à l’occasion de l’exposition monographique Cris de mer et du désert de Hako Hankson. La séance aura lieu jeudi 27 mars 2025 à 19h à la galerie.
Le Centre Yennenga, situé à Grand-Dakar, est le premier pôle culturel dédié au cinéma au Sénégal. Fondé en 2018 par le réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis, lauréat de l’Étalon d’or au FESPACO et du Grand Prix du Jury à la Berlinale, ce centre vise à revitaliser l’industrie cinématographique sénégalaise en se concentrant sur la formation, la création et la diffusion.
• À propos dES COURTS-MÉTRAGES •
1/ Sirènes de Emmanuel Tussore
A l’horizon, se dessinent des cargos fantômes, immobiles. D’un pas calme et assuré, une femme avance dans l’eau. Lentement, des hommes et des femmes vont marcher dans son sillage. Rien ne devrait briser leur élan, sinon que parfois ils trébuchent, ils se heurtent à la puissance des éléments, aux vagues qui font barrage. Peu à peu, ces corps sans visage disparaissent dans les flots, sans violence ils s’effacent. La chaîne humaine continue pourtant en flux ininterrompu.
Sirènes aborde la disparition silencieuse de celles et ceux migrant vers de nouveaux horizons. Un départ filmé en plan séquence sur la plage de Thiaroye-sur-Mer, banlieue sud de Dakar (Sénégal) en 2015.
Année : 2016
Genre : Œuvre d’art
Durée : 11 minutes
À propos d’Emmanuel Tussore :
Emmanuel Tussore est un artiste pluridisciplinaire né en 1984. Son parcours artistique puise ses racines dans la photographie, la vidéo et le cinéma. Sa carrière est caractérisée par une constante recherche entre le visible et l’invisible appliquée à la mémoire collective et sa fragilité. Par l’utilisation de matériaux bruts ou organiques, et d’objets détournés, il construit des pièces éclectiques retraçant les forces mouvantes de l’histoire.
Son aventure artistique débute dans les rues animées de Barcelone. La ville devient son terrain de jeu favori dont il photographie le mouvement perpétuel de ses habitants, cherchant à saisir la pulsation de la vie urbaine. Son parcours le conduit également à New York et à Paris, où il travaille en tant que directeur de la photographie dans l’industrie cinématographique. Par l’exploration du genre de la fiction et du documentaire, l’artiste aiguise son œil à la symbolique de l’image, du hors-champ et de la dramaturgie des corps.
Emmanuel Tussore acquiert une renommée internationale grâce à son travail exposé tant dans des galeries d’art que dans le cadre d’événements artistiques majeurs notamment lors de la Biennale de la Havane (2019), la Biennale du Caire (2019), et la Biennale de Dakar (2022). Ses œuvres ont également été présentées dans des festivals de photographie et de cinéma tels que le Lagos Photo Festival (2016), le Athens Photo Festival (2018) et la Berlinale (2017).
2/ Les fantômes de Sa’a de Cynthia Etaba Ayissi
"Les Fantômes de Sa’a explore la question de l’appropriation de l’héritage colonial dans un arrondissement du centre du Cameroun : Sa’a. Sa’a fut créée par les Allemands au début du 20e siècle, et ensuite occupée par les Français. Aujourd’hui, la grande majorité des constructions laissées par les colons sont dans un état de délabrement avancé, et pour certains en ruine. Ce qui donne à la ville cet aspect fantomatique. Pourquoi la population qui est héritière de ces bâtiments coloniaux ne se réapproprie-t-elle pas de ce patrimoine architectural ?
En me servant de mes souvenirs d’enfance, par le biais de personnages fictifs crées dans un style de bande dessiné, ainsi que de témoignages des habitants, j’explore l’histoire de la ville de Sa’a avec en filigrane, le questionnement suivant : quel est le rapport de la population de Sa’a avec son patrimoine et son passé ?"
Cynthia Etaba Ayissi
Année : 2022
Genre : Documentaire / animation
Durée : 22 minutes
À propos de Cynthia Etaba Ayissi :
Cynthia Etaba Ayissi, diplômée en droit privé et en gestion des ressources humaines, s’est rapidement fait remarquer dans le monde du cinéma avec ses productions passionnantes. Membre du comité de direction de Waanda Studio, elle insuffle sa passion pour l’audiovisuel et l’édition, tout en se distinguant en tant que réalisatrice et scénariste prometteuse.
Elle compte à son actif le documentaire-fiction intitulé “Les fantômes de Sa’a”, sorti en 2022. Sous la forme d’une bande dessinée de 22 minutes, ce film interroge sur la façon de se réapproprier le patrimoine historique “négligé” de Sa’a, une commune située dans le département de la Lekié, dans la région du Centre-Cameroun. Elle a également participé au projet intitulé “Le Revers de l’ambition”. Ce long métrage, produit par Martinel Nemalieu, raconte l’histoire de Stella, une jeune femme de 21 ans en manque d’amour parental, qui comble ce vide en se livrant à des hommes dans le but de satisfaire l’idéal féminin. Ce film a remporté un prix lors du festival Film Lab en 2023.
Femme dynamique, Cynthia Etaba se sent à l’aise dans les domaines du septième et du neuvième art. Elle se définit d’ailleurs comme une artiste, faisant allusion aux domaines de la littérature et du cinéma camerounais dans lesquels elle exerce. Scénariste et éditrice, Cynthia n’en est pas à sa dernière création artistique. Elle a participé à de nombreuses formations, notamment à celles portant sur l’écriture des scénarii, et a été finaliste du concours “10 jours pour un film” en 2022. Rédactrice web, elle ambitionne de créer une forte reconnaissance des œuvres mises sur le marché par les acteurs exerçant dans le vaste domaine de l’entrepreneuriat culturel camerounais.
3/ 1961 de Stella Tchuisse
La crise anglophone qui sévit dans les régions anglophones du Cameroun depuis cinq ans affectent énormément le quotidien des habitants qui sont victimes d’atrocités. Dans la mêlée, des hommes, femmes et enfants sont assassinés et les études perturbées. Ceci semble pourtant ne pas affecter les régions francophones. Une jeune femme tente de comprendre les raisons de la révolte des anglophones et l’indifférence des francophones. Elle retournes aux sources, à l’histoire de la réunification. Après avoir constaté une grande disparité entre les manuels d’histoire destinés aux élèves francophones et anglophones, elle engage des conversations avec les élèves pour connaitre ce qu’ils savent de l’histoire du pays et plus précisément du plébiscite de 11 février 1961 et de la conférence de Foumban, évènements marquant la réunification de la République du Cameroun et du Southern Cameroon.
Année : 2021
Genre : Documentaire
Durée : 25 minutes
À propos de Stella Tchuisse :
Stella Tchuisse est une mannequin, une actrice, une scénariste et une réalisatrice basée au Cameroun. Diplômée de l'Advanced School of Mass Communication avec un diplôme en communication d'entreprise (2015), elle a réalisé son premier court-métrage en 2019 avec un fort désir de partager des histoires africaines impactantes avec le monde. Elle souhaite pointer du doigt les maux de la société, sensibiliser à la santé mentale, promouvoir l'autonomisation des femmes et favoriser les changements positifs. Stella est une ancienne élève de Talents Durban 2020 et une boursière 2021-2022 d'Africa NoFilter.
Atelier avec Le Sel Dakar
La galerie a le plaisir d’accueillir un nouvel atelier avec Le Sel Dakar à la galerie.
Atelier avec Le Sel Dakar
La galerie est heureuse d’annoncer ses collaborations Le Sel Dakar autour d’ateliers de tirage argentique à la galerie en lien avec les expositions présentées.
Atelier avec Le Sel Dakar
La galerie est heureuse d’annoncer ses collaborations Le Sel Dakar autour d’ateliers de tirage argentique à la galerie en lien avec les expositions présentées.
Cape Town art fair 2025
La galerie est heureuse de participer à l’édition 2025 de Cape Town art fair qui se tient du 20 au 23 février 2025 en Afrique du Sud.
Projection avec le Centre Yennenga
Dans le cadre de sa collaboration avec le Centre Yennenga, la galerie est heureuse de projeter le film de Gaelle Le Roy Cameroun, Autopsie d’une Indépendance, présentée à l’occasion de l’exposition monographique Cris de mer et du désert de Hako Hankson. La séance aura lieu jeudi 13 février 2025 à 19h à la galerie.