Dans le cadre de l’exposition A tale of Modernism et en collaboration avec le Centre Yennenga, OH gallery est heureuse de projeter le jeudi 22 janvier prochain trois courts métrages : Contras’ City de Djibril Diop Mambéty, Borom Sarret d’Ousmane Sembène, Chaudronnerie d’art ou Teug de Samba Félix Ndiaye (17 min)
Nos chaleureux remerciements à Teemour Diop Mambéty et Alain Sembène pour leurs autorisations respectives ainsi que la Cinémathèque Afrique
À propos de Contras’ City de Djibril Diop Mambety
Au gré d’un parcours chaotique, le cinéaste sénégalais explore la ville de Dakar, ses quartiers résidentiels et ses quartiers populaires, son petit peuple et ses élites. D’un ton ironique et désinvolte, qui prend ses distances avec l’exotisme et le regard européen sur l’Afrique, il nous propose un regard poétique, onirique et facétieux sur sa ville, où tel quartier, tel édifice devient vecteur de rêve et d’enchantement, et où se côtoient diverses religions et influences.
Année 1969
Durée : 21 minutes
À propos de Borrom Sarret d’Ousmane Sembene
Borom Sarret, du réalisateur sénégalais Ousmane Sembène, raconte l'histoire d'un pauvre homme qui essaie de gagner sa vie comme charretier à Dakar. Bien qu'il s'attende à être payé pour ses services, il ne le dit jamais clairement, de sorte que lorsqu'on ne le paie pas, il se sent souvent déçu et abusé.
Année : 1963
Durée : 20 minutes
À propos de Chaudronnerie d’art ou Teug de Samba Feliw Ndiaye
En Afrique, les petits métiers survivent comme une résistance face à l'invasion de biens de consommation. Dans les cinq films qui composent cette série, Trésors des poubelles, on suit les étapes de la fabrication d'objets artisanaux avec du matériel de récupération et l’on est à chaque fois émerveillé de l'habileté et de l'intelligence de ces artisans. Le réalisateur a construit chaque film comme une petite énigme, qui ne dévoile l'objet fini qu'à la fin, sans dialogue, ni commentaire, avec juste le son direct.
L'aluminium est le matériau de base pour les fondeurs de Rebeuss et Colobane. Ils récupèrent le matériau dans de vieux moteurs à la casse et chez des ferrailleurs. Ils fabriquent des marmites et des cuillères, mais de temps en temps ils font des pièces détachées introuvables sur le marché pour des voitures ou des moteurs d'appareils ménagers en panne. Pour le moulage, ils utilisent l'argile et des outils rudimentaires, mais, grâce à leur dextérité, ils obtiennent des objets soignés.
Année : 1989
Durée : 13 minutes