À l’occasion de la 17ème édition de la @dakarfashionweek, OH GALLERY est heureuse de vous présenter l’exposition « Amoul Kaname » de l’artiste @rossydpalma .
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Exposition du 06.06.19 au 22.06.19 
L’exposition est accessible uniquement sur rendez-vous. 
E-mail : oh@ohgallery.net 
Tel : +221 33 822 84 66 .
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Exposition en partenariat avec @terrou_bi . .
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Amoul Kaname

Du 06.06.2019 au 22.06.2019

  • Rossy De Palma, Espagne

Artiste multifacette, icône populaire, Rossy de Palma inscrit son univers dans celui des dadaïstes, en fabriquant d'autres réalités. La séquence d’autoportraits photographiques Amoul Kaname, matérialise une de ces réalités par une accumulation de masques. Le résultat, sont ces silhouettes sculpturales aux faces cachées et figures voilées, enveloppées de matière géométrique et colorée. Le masque, "révélant tout en dissimulant" (Lévi-Strauss), est devenu un moyen de parvenir à l'invisibilité - à laquelle les surréalistes sont attachés. Cette manière d’investir le lieu physiquement permet de créer un espace de connexion entre la réalité qu’elle se fabrique (ou univers) et l’Univers. 

 Ces portraits entiers et frontaux se présentent comme des miroirs. Ils nous confrontent à la fois à l’immobilité et au silence de l’artiste. Dans ce cas-ci, l’interprète et son corps deviennent émetteur à l’instar de l’Art qui naît de l’oubli de soi-même. Le camouflage artistique sert à articuler une réflexion esthétique, politique et anthropologique sur des questions liées à la formation de l'identité, à la construction de la réalité ou à la manipulation des sociétés contemporaines par des signes distinctifs. Il n’y a pas de parti pris sur la physionomie, c’est le costume de la photographe qui invoque une figure féminine et en assume la valeur symbolique. Capable de dissoudre les différences entre les genres et les catégories, elle transgresse l’identification narcissique par l’anonymat et un visage dissimilé. 

Par le déguisement et la mise en scène onirique, Rossy de Palma nous interroge sur le regard qu’on le doit porter à ces sculptures photographiques.

D’après un texte de Laura Cornejo Brugués.

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